Choisissez une heure où votre enfant est habituellement de bonne humeur, donnez-lui à manger avant de partir, apportez une rechange, et dites-lui seulement qu'on va jouer pendant qu'un photographe prend des images. Le reste du travail se fait pendant la séance, et c'est le photographe qui le porte, pas vous.
Le bon moment de la journée
Pour les enfants d'âge préscolaire, le début de la matinée ou la période qui suit la sieste fonctionne mieux que la fin d'après-midi, quand la fatigue arrive. Pour un bébé, visez le moment où il est réveillé, nourri, et pas encore sur le point de se rendormir. Ça dépend de chaque enfant. Si vous hésitez, observez-le pendant quelques jours et notez à quelle heure il rit le plus facilement.
Au studio, la lumière ne dépend pas de l'heure du jour. On peut donc caler la séance sur le rythme de l'enfant plutôt que sur le soleil. C'est différent à l'extérieur. Aux Plaines d'Abraham ou dans le Vieux-Québec, la lumière la plus douce arrive tôt le matin ou en fin de journée, et en automne le soleil descend tôt. Pour de jeunes enfants, ce compromis vaut la peine d'être discuté avant la réservation. En hiver, quelques minutes de froid suffisent à fâcher un petit, alors le studio devient souvent le choix le plus simple.
Collations, siestes et vêtements de rechange
Ne déplacez pas la sieste pour « faire de la place ». Un enfant qui a manqué la sienne donne rarement une bonne séance, peu importe le photographe.
Dans le sac, prévoyez :
- une collation sans taches : bâtonnets de fromage, craquelins, banane, tranches de pomme (évitez le jus rouge et le chocolat)
- une bouteille d'eau
- le doudou ou la suce, même si l'enfant ne les utilise plus beaucoup
- un chandail de rechange par enfant, et deux pour un bébé qui régurgite
- des lingettes
Côté tenues, ce sont les familles qui les apportent. Essayez-les à la maison quelques jours avant. Une étiquette qui pique, un col trop serré ou des souliers neufs qui font mal à la cheville, et la séance est compromise avant d'avoir commencé. Choisissez des couleurs qui vont bien ensemble sans être identiques, et des vêtements dans lesquels l'enfant peut s'asseoir par terre.
Le studio est de plain-pied, donc la poussette entre sans marche, et l'espace pour se changer est tout près. Le stationnement est gratuit, ce qui évite de courir contre un parcomètre avec un enfant dans les bras.
Ce qu'on dit (et ne dit pas) aux enfants
Ce qui aide :
- « On va aller jouer dans un grand studio, et quelqu'un va prendre des photos de nous. »
- « Tu peux bouger, courir un peu, rire. »
- « Papa et maman sont avec toi tout le temps. »
Ce qu'on évite :
- « Souris ! » répété. Un enfant à qui on demande de sourire fait une grimace, et le sourire forcé se voit dans le cadre.
- « Sois sage » ou « tiens-toi bien ». La séance devient un examen.
- Les marchandages (« si tu es gentil, on ira chercher de la crème glacée »). L'enfant conclut que ce qui se passe avant la crème glacée est pénible.
Si votre enfant ne veut pas sourire, ne vous battez pas avec lui. Un enfant de trois ans qui boude refuse souvent la consigne, pas la photo. Le photographe change de sujet, pose une question absurde, fait un bruit, et le sourire arrive parfois de lui-même. Parfois non, et une photo sérieuse, les sourcils froncés et les yeux grands ouverts, peut devenir celle que vous encadrez.
Les parents, eux aussi, peuvent aider en se taisant un peu. Laissez le photographe donner les directives. Quand tout le monde parle en même temps (« regarde l'appareil », « regarde maman »), l'enfant ne sait plus qui écouter.
Comment se passe la séance au studio
On ne commence pas par les photos. Les premières minutes servent à laisser les enfants regarder l'endroit, toucher un fond, s'asseoir par terre. Un enfant gêné à l'arrivée peut très bien être à l'aise dix minutes plus tard.
Selon l'humeur du jour, on part du groupe ou des jeux. Si un enfant a faim, soif ou besoin d'un câlin, on s'arrête. Un bébé qui doit boire ou être changé ne dérange pas le déroulement, il en fait partie. Les fonds variés permettent de changer de décor quand l'énergie baisse, sans que les enfants aient l'impression qu'on leur impose quelque chose de nouveau.
Vous participez aussi. Prendre l'enfant sur vos genoux, le chatouiller, le soulever, lui chuchoter quelque chose à l'oreille : c'est de là que viennent souvent les images les plus vivantes. Le photographe vous dit quoi faire, et il ne vous demande pas de jouer un rôle.
Les photos qu'on obtient quand on lâche prise
Dans les galeries de familles, les photos qu'on garde ne sont pas toujours celles qu'on avait imaginées. Un enfant qui rit le visage collé dans le cou de sa mère. Deux frères qui se tiennent par l'épaule, sans regarder l'appareil. Un petit qui fixe ses pieds pendant que les parents le regardent. La photo parfaite, où les quatre personnes fixent la caméra en souriant, existe parfois, mais elle n'est pas le seul but.
Acceptez d'avance que tout le monde ne regardera pas l'objectif sur chaque image. C'est même ce qui donne une galerie variée, avec des plans larges, des portraits plus rapprochés, des détails comme des mains ou des chaussettes dépareillées.
Si vous voulez savoir comment on organise une séance avec de jeunes enfants, consultez la page séances de famille. Quand vous êtes prêts, vous pouvez réserver votre séance ou écrire au studio pour parler du rythme de votre enfant avant de choisir l'heure.


